Inviter plutôt que s’imposer

 

Et si votre enfant apprenait à inviter plutôt qu’à s’imposer?

« Va voir le chien! »

Et l’enfant court vers lui.

Pourtant, on peut enseigner une façon complètement différente d’entrer en relation avec son animal : l’invitation.

Inviter est assez simple.

On reste physiquement où l’on est. On garde nos mains avec nous. On appelle doucement le chien et on lui laisse l’espace nécessaire pour produire sa propre réponse.

Puis vient probablement la partie la plus difficile…

On attend.

Le chien vient jusqu’à nous? Intéressant.

Il s’approche, mais s’arrête à une certaine distance? Intéressant aussi.

Il regarde puis retourne à son activité?

C’est également une réponse.

Il ne vient pas?

Alors on accepte qu’aujourd’hui, à cet instant précis, sa réponse soit de ne pas participer.

L’invitation devient particulièrement intéressante avec un enfant parce qu’elle change la question.

On ne lui enseigne plus seulement : « Voici comment toucher un chien correctement. »

On lui apprend d’abord :

« Avant de toucher l’autre, regarde s’il souhaite entrer en interaction avec toi. »

Et cet apprentissage dépasse largement la relation avec le chien.

L’enfant découvre qu’il peut proposer quelque chose sans l’imposer. Que l’autre peut accepter ou refuser. Et, tranquillement, qu’il possède lui aussi ce même droit dans ses propres interactions.

Voilà beaucoup d’apprentissages cachés derrière une toute petite invitation.

Pour que l’enfant et le chien puissent avoir du plaisir ensemble, chacun doit pouvoir avoir une place dans la décision. Et pour ça aussi… ça prend un cadre.